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TRAVAIL CORPOREL PEERBOOM
À l’école de la respiration...
RETROUVER L’ÉQUILIBRE DE SON BALANCIER ÉNERGÉTIQUE
Vign_balancier_energetique


Au fil de nos journées, l'alternance activité / repos, effort / récupération, éveil / sommeil évoque un balancement, idéalement équilibré.


Un rapport exactement équilibré dans ces alternances est un évènement privilégié, mais rare.
Le plus souvent, c'est la faculté d’adaptation qui se trouve sollicitée pour vivre les écarts variables entre le point d'équilibre de notre balancier, idéal mais passager, et la réalité concrète du moment.








Pour faire face à une situation donnée, nous mobilisons nos potentiels d’énergie physique et psychique. Si cela se passe à l’intérieur de nos capacités habituelles, nous recevons le signal PLAISIR, celui de se sentir capables d’accomplir une tâche ou un projet, et nous indique un rapport équilibré entre notre monde intérieur et les sollicitations du monde extérieur.
Certains appellent cela "le bon stress" ou "eu-stress". C'est l'oscillation de notre balancier optimale, équilibrée, parfaitement compatible avec un état de santé satisfaisant.

Mais si une situation délicate se prolonge, si elle comporte des éléments inconnus ou difficiles, le signal ALERTE nous avertit - souvent avant même que nous n’en prenions clairement conscience - que nous ne sommes plus dans la zone du plaisir, mais dans celle de l’effort, qu’il soit physique, intellectuel ou émotionnel, ou les trois ensemble !
La zone de l'effort nous mobilise : on y est invité au dépassement, et parfois même s'y révèlent des potentiels insoupçonnés.

Si nous avions eu la naïveté d’en douter, nous en aurions vite fait l’expérience : nous avons tous, un jour ou l’autre, approché puis touché nos limites d’adaptation à l’effort.
Nous ne sommes pas tout-puissants ! Découverte pénible, certes, et pas toujours acceptée d'emblée, mais utile et, tout compte fait, nécessaire.

Pour le jeune - et le moins jeune ! - qui en fait l’expérience, elle peut provoquer déni ou révolte. Pour d’autres, ce sera l'inquiétude, voir la peur : peur de perdre un travail, peur d’être mal jugé, peur de ne plus être aimé...
Ce signal prend souvent la forme d’incidents variés affectant tout le corps : fatigue, "bobologie", oublis, sautes d’humeur, entre autres.
S'ils sont ignorés ou même seulement négligés, le corps réagit par des troubles dits fonctionnels.
Non, il ne s’agit pas (pas encore !) de réelle pathologie, mais d’un fonctionnement anormal des organes, plus ou moins profondément perturbés : par exemple, de gros "coups de pompe" alternent avec des périodes de suractivité. Insomnies, troubles digestifs, respiratoires ou cardiaques apparaissent, et toute la série des désormais célèbres troubles musculo-squelettiques (TMS), qui traduisent l’inadéquation du corps à des situations vécues, notamment au poste de travail.
Cela correspond à une amplitude de plus en plus grande dans le mouvement du balancier que nous avons pris pour image.

Si les signaux d'alerte n'ont pas été pris en compte, nous atteindrons ici le signal URGENCE qui s'exprime par des "maladies", survenant parfois à notre grande surprise !
Comme dans un film fantastique, le balancier énergétique s’affole tout à coup, prenant de l'amplitude jusqu'à venir cogner les parois, ou bien inversement, accélérant étrangement ses allers-retours... Trop d'amplitude ou trop de précipitation font que tout le mécanisme souffre et se détériore : notre balancier s'est détraqué. Il pourra même arriver qu'il se bloque complètement d'un côté.
Ce signal prend nécessairement une forme correspondant à un STOP. Si, par malheur, il n’en est pas tenu compte, le corps, et parfois le mental aussi, dépourvus de repères, foncent droit dans le mur et décompensent dans les pathologies corrélatives : maladie grave, dépression, excitation maniaque ou troubles bipolaires, voire ces maladies de plus en plus fréquentes, comme le cancer et les atteintes du système nerveux.
Notre corps sera passé du murmure au cri.

Le Travail Corporel Peerboom va nous enseigner l'écoute, l'accueil et le décryptage des signaux venus du corps, première étape d’une véritable démarche d’éducation de la santé.

Dans certains cas, la perception et la compréhension des signaux seront un apport essentiel à une prévention efficace et responsable des dysfonctionnements pouvant aboutir à la maladie.
Bien entendu, si l’oscillation du balancier était telle qu’elle touchât au domaine pathologique, il y a lieu de recourir aux diverses thérapeutiques (médicales, rééducatives, psychologique...) qui peuvent s’avérer nécessaires, car le Travail Corporel Peerboom n’est ni rééducation, ni thérapie.
Si malgré tout la maladie survient, prendre le temps et les moyens de décoder son origine, le sens et le message qu'elle délivre, permettra de mieux la soigner, et surtout d’éviter qu’elle ne récidive ou ne prenne une autre forme. Notre corps est têtu : aussi longtemps que nous n’avons pas compris les signaux qu’il nous adresse, il va les réitérer avec insistance.

Or, c'est depuis notre petite enfance, et même plusieurs mois avant notre naissance, que notre corps non seulement vit et ressent... et il se souvient de tout, du bon et du moins bon !
Il enregistre tous les aléas, petits et grands, de notre relation à nous-mêmes et à notre environnement, du plus proche au plus lointain, du plus matériel au plus subtil.
Efforts et difficultés d'adaptation à l'environnement s'y inscrivent sous forme, entre autres, de tensions dans les muscles et les fascias. Ces tensions portent la trace aussi bien de nos actions (postures scolaires, postures au travail) que de nos chocs émotionnels. Ce fond plus ou moins tendu peut s'installer et évoluer vers l'anxiété, voire l'angoisse, dans la mesure où, à tort ou à raison, notre corps se sent menacé et se met sur la défensive.

C’est ainsi que se mobilisent certaines parties du corps et, plus particulièrement, le dos. Entre les trois volumes principaux du corps (bassin, thorax et tête), deux zones charnières donc fragiles, emmagasinent elles aussi, plus que d’autres, les efforts, les tensions, les fatigues en tous domaines et se révèlent d’une égale vulnérabilité : la zone lombaire entre l’Espace bassin et l’Espace thorax, et la zone cervicale ou nuque entre l’Espace thorax et l’Espace tête.
Ceci se vérifie plus globalement sur tout le plan postérieur du corps : au niveau des mollets, des cuisses, des hanches. Et le retentissement du phénomène "défense passive" se fait d’ailleurs sentir dans tous nos organes, comme l’exprime spontanément le langage populaire : "J’en ai plein les bottes !", "J’en ai les bras cassés", "Ce coup-là me reste sur l’estomac" ! etc...
Certaines tensions sont réversibles. D'autres, à force d'être anciennes, semblent être sans rémission.
L'état du balancier de la tonicité neuromusculaire d'une personne, à un moment donné, reflète donc son état actuel mais aussi l'ensemble de son histoire.

Il existe heureusement un "antidote" à ce "poison" des tensions excessives. L'amplitude extrême de notre balancier dans le sens de la tension rend nécessaire, pour un temps, un balancement dans un extrême inverse : ce sera la Relaxation.
La Relaxation est ainsi comprise comme un moment particulier, un moment-remède dont l’objectif est de retrouver l’équilibre du balancier énergétique, grâce à une panoplie de techniques variées, adaptées aux types de tensions et au tempérament des personnes.

Accepter et mener à bien ce temps de relaxation, c’est un premier pas très important. Il y faut, avec l’aide et le soutien de la respiration, un consentement, un lâcher-prise qui s’investissent d’abord en des mouvements très simples. Mais on ne vit pas en "état de relaxation", pas plus qu'il n'est souhaitable de prendre des médicaments toute sa vie !

Ce temps de Relaxation n’est qu’une entrée en matière. Dans la perspective d'un Travail Corporel vraiment complet, l'objectif visé se situe au-delà de la Relaxation, vers un nouvel ajustement autour d'une oscillation optimale du balancier, un balancement régulièrement rythmé, d'amplitude certes variable, mais toujours pertinente selon les circonstances et les efforts à produire.
Plus que de la Relaxation, il s’agit de la Régulation Tonique : un réglage progressif, une harmonisation du tonus neuro-musculaire et psychique, adéquat à chaque situation qui se présente, dans un état de détente active, une détente au sein même de l'action, la capacité d'agir sans dépense inutile ou excessive d'énergie physique ou psychique.

Et encore plus : dans la perspective d'autonomie de la personne, il s’agira de l'accompagner dans la découverte des moyens de rééquilibrer soi-même son propre balancier.

C’est constamment que nous avons à retrouver un équilibre trop souvent menacé.
Au cours des exercices de Travail Corporel s’expérimentent et se mettent au point les principes applicables dans les exercices imposés de la vie de tous les jours.
Et l’on va par ce chemin vers un certain apaisement pour trouver la distance optimale par rapport à tout ce qui peut être source de tensions. Ce sera finalement toute une manière d'être et d'agir qui de proche en proche s'y trouve concernée, transposable dans l'ensemble de la vie. 

© 2011 Dernière mise à jour 15/09/2018