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TRAVAIL CORPOREL PEERBOOM
À l’école de la respiration...
PÉDAGOGIE DU TRAVAIL CORPOREL PEERBOOM

La pédagogie du Travail Corporel consiste à la base en propositions d'exercices corporels, qui pour chaque personne seront accueillis dans la disposition intérieure d’une recherche d’Autonomie et de Créativité, Alpha et Oméga de cette démarche.
Chaque proposition d’exercice restera tout à fait personnalisée. En effet, toute personne est irréductible à quelque modèle que ce soit. L'une des caractéristiques et l'objectif fondamental de toute la recherche de Hilde Peerboom et de la méthode dont elle a posé les fondements est de prendre toujours soin d’appréhender avec infiniment de respect la réalité vécue par chaque personne.

Le Travail Corporel Peerboom se garde résolument d'une pédagogie à base d'imitation.
Il s'agit d'abord d'habiter son espace intérieur, de se réapproprier les sensations de son propre corps. C’est pourquoi l'animateur suggère de commencer par "rien". Lorsque l'espace intérieur est déjà bien connu, la personne peut y inscrire le projet du mouvement et va peu à peu en découvrir et assimiler les lois propres. Le moment venu, quand la circulation des énergies est suffisamment maîtrisée et la conscience bien affûtée, elle se trouve capable de découvrir des formes tout à fait siennes. Alors des modèles extérieurs peuvent être proposés à l'imitation.
C'est seulement quand on a pu soi-même créer des formes et en prendre conscience qu'il peut être intéressant de retrouver les chemins de création qui ont produit d’autres formes reçues de l'extérieur, par l’imitation.

Si vous sentez ce que vous faites, et si vous repérez ce que cela vous fait, alors vous pourrez sélectionner sur la base d’une expérimentation libre et ouverte les techniques (mot à prendre au sens large de stratégie, de processus dont vous êtes acteur) qui seront les mieux adaptées à votre état présent : c’est la faculté de discernement qui trouvera là à s’exercer.

Basé sur cette précieuse faculté, un principe de base dans la pratique du Travail Corporel sera l’auto-pédagogie.
Cela fait partie des objectifs que de grandir dans la connaissance de soi et dans la prise d’autonomie en fonction de cette connaissance : chacun assume la responsabilité de sa propre personne, n’étant pas là pour réaliser un programme imposé mais pour avancer dans une complicité active avec soi-même à tous les niveaux.
Vous n’avez dès lors pas seulement à suivre, fût-ce très consciencieusement, les propositions d'exercices. C'est à vous qu’il revient de sentir et de juger ce qui vous convient au point où vous en êtes de votre cheminement.
La séance de Travail Corporel prend alors valeur de "mini-laboratoire" où vous pouvez affiner des prises de repères à l’intérieur de vous-même, pour vous situer face à des objectifs, et pouvoir poser des libres choix.

Si vous êtes fidèle, en séance, à exercer votre faculté de discernement en de telles menues appréciations ponctuelles, vous allez pouvoir apprendre à en étendre personnellement l'usage dans les mille autres applications auxquelles nous invite le quotidien, en commençant par le concret du corps jusqu’à s’étendre à la façon de vous nourrir, de vous soigner, d'élever vos enfants...

Toute action, tout geste, même et surtout le plus quotidien, peut être re-créé. Et, puisqu'il s'agit de mon action, de mon geste, je deviens réellement re-créateur de moi-même...

Pour atteindre l'objectif fondamental du Travail Corporel tel que je l'entends, voilà posée la condition première : prendre son "bâton de pèlerin" vers soi-même, se mettre en route, accepter sa condition d'être en devenir, se savoir et se sentir capable d'évoluer, de changer, de progresser. Bienheureux état d'inachèvement !
On s'engage alors dans un processus où l'important n'est pas de s'évertuer, mais d'ÊTRE - et d'être EN CHEMIN !

Mais s’agissant de notre devenir, de notre évolution globale, physique, psychique et même spirituelle, il est essentiel de nous repérer et de choisir librement nos objectifs : c’est en réponse à cette nécessité que s’est constituée peu à peu une "carte routière" : le "schéma en étoile", un instrument efficace de visualisation et de repérage des modalités concrètes du travail proposé. Expression d’une pensée clarifiante, il balise et fonde solidement l’itinéraire sur ce chemin d’évolution globale et harmonieuse de la personne, conjuguant RIGUEUR et LIBERTÉ, vers l’AUTONOMIE et la CRÉATIVITÉ.

ASPECTS CONCRETS

du point de vue neuromusculaire

Nos muscles sont faits de fibres qui se contractent lorsqu’elles en reçoivent l’ordre par les influx nerveux. Une fibre nerveuse pénètre chaque fibre musculaire, amenant le nombre d’influx nécessaires à sa contraction ou à sa détente.

Ordinairement, nous ne faisons pas les mouvements assez forts qui appelleraient toutes les fibres d’un muscle donné, ni les mouvements assez différenciés qui éduqueraient toutes les voies nerveuses dont nous disposons. Nous vivons donc très en dessous de nos capacités...
Par conséquent, lorsque nous avons un effort à fournir, nous n’avons à notre disposition qu’une partie, toujours la même, des fibres d’un muscle. Ces fibres ne peuvent répondre qu’à une certaine cadence aux stimulations qu’elles reçoivent du système nerveux. En n'utilisant que cette seule partie lors d'un effort plus important, il en résulte crispation et tremblement.

C’est pourquoi dans le Travail Corporel nous essayons de travailler assez lentement et en profondeur pour que les fibres musculaires et les voies nerveuses, qui habituellement ne sont pas sollicitées, soient recrutées à leur tour et se "rodent" peu à peu à intervenir pour libérer les fibres superficielles.

Le fait d'écarter un travail passif et automatique sur imitation, mais au contraire de mobiliser un travail conscient par lequel chacun essaie de recréer son exercice "en partant de zéro", permet de
mettre en activité de nouvelles voies nerveuses, de révéler de nouvelles possibilités motrices et coordinatrices.

du point de vue circulatoire

Lorsque le corps a un effort à fournir, le coeur s’adapte normalement de plusieurs manières : il accélère ses battements et augmente son débit sanguin de sorte qu’il puisse envoyer une quantité de sang aux muscles jusqu'au double de la quantité habituelle.
Lorsque l’effort est brutal et/ou mal organisé, le coeur s’affole, bat très fort et très vite pour faire face aux besoins de tous les muscles en action.

Le Travail Corporel n’entraîne pas ces surmenages du coeur, car l’effort demandé par tout entraînement physique est organisé hiérarchiquement : chaque partie du corps se voit en effet attribuer le rôle qui lui revient par sa structure et sa situation. De cette façon, le coeur augmente graduellement son débit, sans augmenter sensiblement son rythme. L’effort demandé durant une séance de Travail Corporel se traduit donc par un progrès réel sur le plan cardiovasculaire, surtout s’il est poursuivi régulièrement entre les séances.

du point de vue respiratoire

L’oxygène est indispensable à toutes nos cellules pour les combustions qui leur permettent d’assimiler les éléments nutritifs et d’assurer leur fonction propre. Or, à un moment donné, chaque organisme a une certaine capacité d’assimiler de l’oxygène, en fonction de son histoire et de son entraînement. Bien que cette capacité soit en général très en dessous de celle qui couvrirait les besoins réels de l’organisme, il n’est pas possible de l’augmenter du jour au lendemain sans risquer des troubles plus ou moins sérieux.

C’est pourquoi la seule exigence posée au pratiquant est de remplir sa propre mesure. Sous l’effet de l’accoutumance et de la coordination avec le mouvement qui crée un nouvel appel d’air, cette "mesure" s’amplifiera progressivement d’elle-même.
Enfin, le fait de rythmer le mouvement sur la respiration, avec alternance effort/détente, permet qu’à chaque détente la circulation élimine les déchets des contractions musculaires, et véhicule oxygène et substances nutritives vers les organes en travail.

Le « schéma en étoile »
© 2011 Dernière mise à jour 15/09/2018